|
Suite à une prise de conscience du constat suivant: "l’être humain est le seul sur la terre qui construise son propre écosystème qui lui soit nocif, est-il normal que notre habitat qui est notre espace de vie, soit un facteur déclenchant ou aggravant de pathologies, source de mal être et générateur de pollutions mettant gravement en cause l’équilibre écobiologique de notre planète ?…", le concept d'habitat vivant (en interaction et en symbiose avec son environnement) est le fruit de nombreuses expériences et recherches, dans différents domaines: l’architecture et les techniques de la construction, la géobiologie, les tracés régulateurs, la biologie, l’écologie, la chimie, la composition des matériaux,… et qui m’ont décidé de créer les ateliers de l’habitat vivant afin de mettre en application les principes de la bioconstruction (ou écoconstruction) ainsi que de la géobiologie… ————————————–——————— Nous avons tous en tête l’image d’un pavillon traditionnel avec sa toiture à deux pans, sa cheminée, ses fenêtres carrées,... l’ensemble de ces "connaissances ancestrales" ayant en fait été créé de toute pièce à la fin des années soixante, la fébrilité de reconstruction de l’après-guerre touchant à sa fin il a alors été conçu de toute pièce un habitat individuel en lui donnant une allure simple et en l’appelant "traditionnel", c’est probablement la "tradition" la plus rapide à voir le jour qui aie jamais existé, des nouveaux matériaux qui n’avaient pas 10 ans d’existence et sur lesquels nous n’avions aucun recul sont devenus omniprésents, ne pas les utiliser était une pensée inconcevable !... Ainsi en l’espace d’une quinzaine d’années, plus de 2.000 ans de traditions (réelles celles-là) et de savoirs de constructeurs ont été éradiqués et pourtant une tradition, c’est "un ensemble de connaissances transmises de génération en génération"... Même si l'allure globale d'une maison conventionnelle moderne ressemble à la maison typique paysanne française en pierres, elle en est en fait très éloignée à tous points de vue... - La maison traditionnelle en pierres ne contient pas d'armatures métalliques, les murs tiennent grâce à leur poids et à leur résistance mécanique, les pignons étant tenus par la charpente en bois. - Dans la version conventionnelle les murs de parpaings n'étant pas en mesure de soutenir la maison, on doit leur adjoindre un chaînage en acier noyé dans du béton, cette ossature en béton armé étant reliée horizontalement et verticalement par des poteaux en béton armé présents à chaque angle de la maison, ces parpaings cumulant en fait beaucoup d’inconvénients, ils sont longs à construire, ils sont lourds, très fragiles, très peu isolants, ayant une inertie thermique très relative et un écobilan peu favorable, pourtant dans l'imaginaire collectif ils n'ont fait que remplacer les moellons de pierre et les constructions suivant le même principe mais en plus moderne, en "mieux"...
Pour notre part nous abandonnerons donc le terme d’habitat "traditionnel" et préfèrerons plutôt celui de "conventionnel", notre objectif n'étant pas d'imposer nos choix, mais de proposer des alternatives concrètes et fiables aux matériaux et techniques mis en oeuvre "conventionnellement" qui tiennent encore très peu compte de la santé de ses utilisateurs ainsi que du respect de nos écosystèmes…
La démarche "conventionnelle" et l'isolation: source de paradoxes et de problèmes... Une maison dont on a revêtu les plafonds et les murs d’un pare-vapeur se comporte comme le corps d’une personne qu’on aurait enduit d’une peinture étanche ou d’un film plastique, les pores de la peau sont un organe de respiration vitale et pour éviter l’asphyxie on doit avoir recours à une surventilation des poumons, la "respiration assistée". Les normes en vigueur dans le bâtiment ont notamment pour objet d'éliminer tout risque de point de rosée dans l'isolant.
La stratégie écologique: des parois "respirantes"... Le concept de "parois respirantes" a d’abord été développé dans les pays nordiques et germaniques où le climat oblige les personnes à vivre pendant une longue période de l’année à l’intérieur des habitations avec des températures extérieures souvent rigoureuses et donc à porter une attention toute particulière au fonctionnement du climat intérieur. L’observation de l’habitat traditionnel montre qu’on n’y trouve pas de parois étanches à la vapeur d’eau et que tous les matériaux utilisés sont poreux: bois, dérivés du bois, végétaux, terre crue ou terre cuite, pierre, chaux, plâtre,... tous ces matériaux étant perméables à la vapeur d’eau de l’intérieur vers l’extérieur, de façon à ce que l’eau puisse sortir plus rapidement du mur qu’elle n’y est entrée, le différentiel de pression intérieur-extérieur faisant transiter lentement l’air dans les murs.
Pourquoi des parois "respirantes" ?... Il convient de s'expliquer sur le concept de "parois performantes et respirantes", il s'agit en fait d'un terme médical spécifique aux organismes vivants, une paroi qui "respire" étant assimilée à une troisième peau à qui l’on attribue des fonctions qualitatives telles que la perméabilité à l'eau et à l'air, entraînant ainsi une meilleure circulation, l'élimination de l'humidité et une régulation de l'hygrométrie. Son principe de fonctionnement est simple: trois composants de base (peau interne, isolant, peau externe) sont calculés les uns par rapport aux autres afin d’accélérer le transit d’air, d’eau et de vapeur de l’intérieur vers l’extérieur, ce qui entre dans le mur en ressort tout naturellement sans qu’il soit nécessaire d’établir de barrières étanches.
Pour respecter ce principe, la mise en oeuvre de ces parois va cependant nécessiter le respect de certaines conditions: - La paroi devra être la plus homogène possible sans ponts thermiques pour éviter les concentrations d’humidité. - Les matériaux de construction devront être des matériaux perméants ayant une capacité hygroscopique moyenne à élevée, par exemple : le bois, la laine de bois, la laine végétale, la terre cuite, la chaux, le plâtre,... - Ces matériaux devront être disposés de telle sorte que leur résistance à la vapeur d’eau soit en dégressivité de l’intérieur vers l’extérieur. La diffusion de la vapeur étant caractérisée par la perméance d'un matériau, plus il sera perméant, plus il permettra le transfert de cette vapeur.
Dans notre approche, il ne va donc plus s'agir de placer une barrière de vapeur pour en interdire le transfert mais bien d'adapter cette perméance du matériau aux qualités de respiration de la paroi extérieure, ainsi le volant hygrométrique de l'isolant va être utilisé au maximum pour participer à la régulation de l'humidité du bâtiment.
Trouver le bon équilibre entre maison saine et maison économe… A la différence de la construction conventionnelle qui postule a priori un besoin d’assistance et qui "médicalise" d’avance des fonctions naturelles, la philosophie de l’écoconstruction ainsi que de l’écorénovation, est fondée sur une intervention la plus légère possible laissant s’exprimer prioritairement les processus d’équilibres naturels, les interventions techniques souvent très élaborées ne se justifiant que pour parfaire ceux-ci… Cette démarche bioclimatique centrée à l’origine sur des préoccupations essentiellement énergétiques et écologiques s’enrichit et s’approfondit aujourd’hui d’une exigence de qualité qui concerne tous les aspects de l’habitat, une écoconstruction réussie va donc être le fruit d’un équilibre entre des contraintes, des objectifs et des moyens générant une multiplicité et une biodiversité d’équilibres possibles... |

|
Le concept d’habitat vivant... |
|
——–—-—-——-—————— ——–—-—-——-—————— ——–—-—-——-—————— Une écoconception de l’habitat ——–—-—-——-—————— ——–—-—-——-—————— Une installation électrique biocompatible ——–—-—-——-—————— ——–—-—-——-—————— ——–—-—-——-—————— ——–—-—-——-—————— ——–—-—-——-—————— ——–—-—-——-—————— ——–—-—-——-——————
|